Aide aux victimes de violences conjugales

La violence dans le couple s'exprime le plus souvent dans un climat de tension générant une forte insécurité et surtout la crainte, la peur, l'imprévisible, le sentiment de danger imminent crée par une emprise exercée par le conjoint ou partenaire, cette violence intentionnelle se manifeste sous forme d'agressions physiques, coups et blessures voire meurtre, mais aussi psychologique, chantages, insultes, humiliations, dévalorisations, menaces, accusations injustifiées, agressions sexuelles et privation d'autonomie.

Les stratégies

L'amour laisse petit à petit la place à l'atteinte morale, la jalousie, le harcèlement, les reproches, l'agresseur se plaint et se fait excuser de ses excès, elle craque devant son chantage affectif, lorsque rien ne va il la menace, la frappe, l'insulte, la violence intentionnelle s'installe, l'angoisse devient alors insupportable, elle doute d'elle de ce qu'elle est, de ce qu'elle veut, et malgré tout elle a du mal à rompre malgré le harcèlement elle continue à l'aimer, pourquoi ne quitte t'elle pas son harceleur ? Pourquoi ne porte t-elle pas plainte ?

Les difficultés à se considérer comme victime

Les victimes de violence conjugale hésitent à parler, elles imaginent rarement qu'elles sont victimes, se sentant coupables de ce qu'elles vivent, c'est le sentiment de honte et de perte d'estime de soi qui prédomine, elles n'osent pas en parler de crainte qu'on ne les croient pas ou qu'on les nome responsables de ce qu'elles subissent en supposant que leur comportement justifie l'attitude " punitive " de leur agresseur, elles vivent dans la peur et ne parviennent pas à faire respecter leurs droits en portant plainte ; en effet leur agresseur passe du comportement " amour/haine " les phases d'explosion et de violence se succèdent laissant ensuite la place à des phases de rémissions ou sursis amoureux, durant lesquelles il va se montrer aimant et tendre ce qui lui permet de faire bonne figure et d'être dans la "volonté du bien être de l'autre" il veux croire que son acte est exceptionnel.

Par le déni, il va minimiser et justifier les faits, promet de ne pas recommencer, mais son comportement violent risque de devenir de plus en plus dangereux sans se poser de questions sur son comportement et sur les conséquences. Les conséquences et séquelles Les victimes présentent à la fois des troubles de santé physiques et psychiques :

Signes dépressifs, sentiment de danger, insécurité, repli sur soi, perte d'intérêt, douleur morale, idées suicidaires.

Troubles digestifs, perte d'appétit, maux de tête, cauchemars, mal de dos, troubles cardio-vasculaires, palpitations, stress extrême, hypertension, vertiges.

La culpabilité devient envahissante pour la victime du fait de la dévalorisation et de la perte de l'estime de soi ce qui a pour effet de générer une forte angoisse et une anxiété quasi permanentes.

Le sentiment d'impuissance, d'être fragile ou d'être " né comme ca " un sentiment de peu de valeur font hésiter les victimes à changer d'avis, d'autant plus que si elles ne parlent pas elles ne peuvent pas espérer bénéficier du soutien de leur famille ou amis.

Sur le plan professionnel : l'absentéisme, la baisse de productivité, les troubles de la mémoire, de la concentration entravent et perturbent l'exercice professionnel, la victime de violence conjugale doute de ses compétences et a tendance à s'isoler pour cacher son mal être, ce qui peut conduire au licenciement et à la précarité.

La détresse psychologique de la victime de violence conjugale amplifie l'alcoolisation, en effet l'alcool est une substance à la fois euphorisante et anesthésiante, face à l'anxiété, c'est la recherche d'un évitement de la réalité, l'oubli, une fuite, elle pense pouvoir mieux accepter la réalité en s'alcoolisant, elle permet de supporter la violence et de ne plus sentir les coups, c'est une forme de compensation.

Ce que dit la loi pour lutter contre la violence conjugale Les peines sont fonction de la gravité des faits, elles peuvent aller d'une simple amende à des peines de prison ferme. Le conjoint coupable de violences peut par ailleurs être astreint à un suivi thérapeutique. Il faut savoir que la loi punit plus sévèrement le meurtre, le viol, les agressions sexuelles quand ils sont commis au sein d'un couple, même séparé.

Seules 8 &percent; des femmes victimes de violences osent aller porter plainte. Pour briser la loi du silence, la loi n° 2010-769 du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants contient une avancée majeure : la création d'une ordonnance de protection des victimes. Cette ordonnance va permettre de prévenir de nouvelles violences : elle pourra être prononcée par le juge aux affaires familiales.

Cette ordonnance protège les victimes :

  • Concrètement, le juge statuera en urgence.
  • Il pourra décider d'évincer du domicile familial l'auteur des violences.
  • Si la victime souhaite quitter le domicile conjugal, le juge pourra décider d'organiser son relogement pour la mettre hors de portée de son conjoint tout en statuant provisoirement sur la garde des enfants.

    Les certificats médicaux constituent, dans les procédures de violences conjugales, des pièces essentielles lors du dépôt de plainte qui éclaireront d'abord le magistrat du parquet sur l'importance des dommages subis par la victime et sur la gravité de l'agression : l'opportunité des poursuites judiciaires en dépendra largement.

    Le 39 19 est un numéro d'écoute national unique et anonyme pour conseiller et informer les victimes sur les démarches à suivre. Il est ouvert du lundi au samedi de 8h à 22h, les jours fériés de 10h à 20h (coût d'un appel local).

    La thérapie : s'extraire de son statut de victime

    Les objectifs de le Thérapie seront de permettre à la patiente d'évoquer la douleur morale et son impuissance à sortir de cette situation d'emprise et de pouvoir de son conjoint ou compagnon à son égard, de lui faire prendre conscience de son statut de victime afin de la déculpabiliser et de se reconsidérer non pas comme une " incapable " mais comme une personne de valeur qui va devoir chercher et utiliser ses propres ressources et surtout remédier à se sentiment d'insécurité qui génère angoisse et anxiété au quotidien.

    La verbalisation des évènements traumatiques permettra de réduire les symptômes appelés " reviviscences " ce sont des intrusions incontrôlées des souvenirs, des émotions, des sensations, et images laissées par l'évènement choquant les personnes très fortement, même quand elles ne souhaitent pas y penser.

    Il sera utile de travailler sur les émotions, la honte et la culpabilité que peuvent ressentir les victimes induisant des humeurs dépressives, le travail sur les émotions comme la colère peut être également proposé, le but sera de donner du sens à sa vie, et de pouvoir envisager de nouveaux projets et retrouver la capacité à se faire respecter, à ne plus se faire dominer, mais aussi à apprendre à nouveau à éprouver du plaisir et surtout retrouver sa dignité.

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